Aquarium en verre collé : dimensions, découpage et collage des glaces

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Après quelques années de pratique, un aquariophile est souvent tenté par la construction d’une ou de plusieurs cuves à ses mesures, que ce soit pour l’aménagement d’un locarium ou pour encastrer un bac dans un salon par exemple.

Si de prime abord, le découpage et le collage du verre semblent être des opérations ardues, quelques essais avec des morceaux de verre destinés à être jetés permettent de se familiariser facilement avec ces techniques.

Une fois les plaques de verres découpées aux bonnes dimensions, l’étape suivante dans la réalisation d’un aquarium consiste à les assembler afin de donner corps à la cuve.

L’opération n’est pas réellement difficile à condition de suivre scrupuleusement quelques principes fondamentaux, comme le dégraissage parfait des surfaces à coller.

Pour le reste, tout est une question de pratique. Il est toutefois préférable de commencer à s’exercer sur de petits volumes avant de s’attaquer à la cuve de ses rêves.

Fabriquer son aquarium en verre collé

Choix des Dimensions

Construire son aquarium

La pression exercée par l’eau sur les vitres d’un aquarium est d’autant plus importante que le volume d’eau est grand.

L’épaisseur des glaces est de ce fait déterminée par les dimensions de la cuve à réaliser, la présence de ceintures de renfort permettant de réduire cette valeur par rapport à un bac qui en est dépourvu.

Les abaques fournis en fin d’article permettent de déterminer l’épaisseur nécessaire pour une cuve de dimensions données.

Dimension des glaces

Savoir construire son aquarium, c’est tout d’abord déterminer la juste dimension des glaces. Pour un bac où les quatre glaces verticales reposent sur la plaque du fond, les plaques avant et arrière doivent avoir une longueur identique à celle qui leur sert de support.

Les glaces latérales s’insérant pour leur part entre les glaces avant et arrière, leur largeur sera inférieure à celle de la glace du fond. Il faut en effet retrancher à cette valeur l’épaisseur des glaces avant et arrière, l’épaisseur du boudin de colle disposé de part et d’autre ainsi qu’une marge d’erreur de coupe.

Le calcul de la largeur des glaces latérales s’effectue selon la formule suivante : Largeur des glaces latérales = largeur de la glace du fond – épaisseur des glaces avant et arrière – épaisseur de la colle – marge d’erreur de coupe

On obtient par exemple pour un aquarium de 100 cm de longueur, 50 cm de large et 40 cm de hauteur réalisé avec des vitres de 10 mm d’épaisseur:

  • Plaque du fond : longueur 100 cm, largeur 50cm
  • Plaque avant : longueur 100 cm, largeur 40 cm
  • Plaque arrière : longueur 100 cm, largeur 40 cm

Largeur des glaces latérales = longueur 50 cm(largeur du bac) – 2 x 1 cm (épaisseur du verre) – 2 x 0,2 cm (épaisseur de la colle) – 0,1 cm (marge d’erreur de la coupe) soit :

50 – (2 x 1) – (2 x 0,2) – 0,1 = 47,5 cm.
En considérant que l’épaisseur du boudin de colle qui relie les quatre vitres verticales à celle du fond est de 2 mm, on constate que le bac donné en exemple mesurera en réalité 40,1 cm de hauteur environ. Ce détail revêt toute son importance lorsqu’il s’agit d’encastrer un bac et que les impératifs d’encombrement sont stricts.

Le joint de colle

L’épaisseur de colle et la marge d’erreur doivent être impérativement prises en considération dans le calcul.

Dans le cas contraire, si la glace latérale peut s’intégrer parfaitement entre les glaces avant et arrière, il sera impossible de la fixer convenablement, car l’espace disponible quasi inexistant ne laissera subsister qu’un joint de colle insuffisant.

Cette liaison superficielle ne peut en aucun cas être compensée par le rajout d’un cordon de colle à l’intersection des deux vitres. Dès le remplissage, les vitres jouent sous la pression de l’eau.

Le joint de colle sert alors non seulement de lien mais aussi d’amortisseur. Une épaisseur insuffisante ne peut empêcher le frottement mécanique d’une glace sur sa voisine, qui provoque l’apparition d’éclats avant-coureurs d’une prochaine rupture ou du décollement de la glace.

Une couche de colle conséquente permet également une intervention plus aisée si l’une des vitres, rayée ou abîmée, doit être changée. La séparation de la glace endommagée s’effectuera alors par découpage du joint de colle avec la lame d’un cutter.

Barres de renfort

L’installation de barres de renfort empêche les glaces, notamment la frontale et l’arrière, de se cintrer dans leur partie supérieure sous l’effet de la pression de l’eau. Elles ne se justifient pas pour les aquariums de petite capacité, jusqu’à un mètre de longueur pour 40 centimètres de hauteur, mais peuvent cependant servir comme support de couvercle.
De simples plaques de verre conviennent parfaitement à cet usage.

Les renforts d’angles sont constitués de bandes de 50 à 80 mm de largeur et de 8 mm d’épaisseur, collées le long des vitres latérales à quelques millimètres des bords supérieurs. L’une d’elles ne couvrira pas toute la longueur de la vitre, pour permettre le passage des câbles électriques.

Un renfort central plus large que les renforts latéraux est collé au centre de la longueur de l’aquarium, parallèlement aux deux autres. Le couvercle qui se pose sur ces trois bandes se trouve encastré dans la cuve. Cette technique empêche toute infiltration d’eau d’évaporation ou de condensation entre le couvercle et l’aquarium, évitant les risques de ruissellement le long des vitres.

Pour les bacs de plus grandes dimensions, les renforts d’angle et centraux ne suffisent plus. Il faut alors ceinturer tout le périmètre de l’aquarium. Pour assurer un bon maintient, l’utilisation de plaques de 80 à 100 mm de largeur pour une épaisseur de 10 mm s’impose.

Le ceinturage simple consiste à ajouter aux renforts latéraux des renforts collés le long des vitres avant et arrière, sur les arêtes supérieures de l’aquarium. N’oubliez pas que si la longueur des renforts avant et arrière est égale à celle des vitres, il faudra soustraire à celle des renforts latéraux la largeur des bandes avant et arrière.

Par exemple, pour un bac d’un mètre de long et de cinquante centimètres de large, les barres frontale et arrière mesureront un mètre de long pour huit centimètres de large. Les renforts latéraux auront une longueur théorique de 50 – (8 x 2) = 34 cm. Tenez compte de la marge d’erreur due à la mesure et à la coupe, soit environ 5 à 10 mm.

Le renfort central s’insère entre les bandes avant et arrière. Sa longueur sera la même que celle des bandes latérales, sa largeur étant toutefois légèrement supérieure.

La mise en place d’un double ceinturage renforce la résistance à la pression des aquariums de grand volume et limite ainsi la déformation des vitres. Cette technique consiste à appliquer une seconde ceinture sous la première.

Dans ce cas, la longueur des bandes latérales sera égale à celles des vitres alors que l’on soustraira à celle des bandes avant et arrière une dimension équivalente au double de la largeur des bandes latérales.

Les deux ceintures ayant une longueur et une largeur différentes, leurs extrémités sont collées en quinconce, ce qui consolide la structure. Le renfort central sera identique à celui d’une ceinture simple.

Par exemple, pour un bac d’un mètre sur cinquante centimètres, les bandes latérales mesureront 50 centimètres de long pour 8 de large, et celles des vitres frontale et arrière auront une longueur de 100 cm – (8 x 2) = 84 cm.

Une fois de plus, n’oubliez pas les marges d’erreurs. Il est préférable d’avoir à combler un espace avec de la colle que de devoir ôter 2 mm à un verre épais de 8 à 10 mm.

Par mesure de sécurité, il est possible d’appliquer un ceinturage bas à l’intérieur de l’aquarium. Son principe est identique à celui du ceinturage simple. Ces plaques supplémentaires, apposées au contact des vitres verticales et du fond, se comportent comme un double fond.

Découpage des glaces

Découpage

La première opération consiste à dégraisser le verre pour permettre à l’outil de rayer la glace d’un seul tenant. Pour découper une vitre aux dimensions souhaitées, le « diamant » que l’on trouve dans tous les rayons de quincaillerie est incontournable.

Le passage du diamant doit être effectué d’un seul geste, d’un bout à l’autre de la glace posée bien à plat sur un support. Si le mouvement est interrompu pendant le tracé, il est ensuite extrêmement difficile de reprendre là où l’on s’est arrêté et de donner à la glace les strictes dimensions.

De plus la coupe ne sera pas franche et souvent biseautée. Le passage de l’outil sur le verre doit générer un raclement caractéristique et continu. Si le tracé laisse sur le verre une marque en pointillés, cela est dû à un mauvais dégraissage. Il est possible dans ce cas de reprendre le tracé après un nettoyage plus minutieux, en prenant soin de travailler exactement sur la première ligne.

Après le passage du diamant, le verre est parcouru par des vibrations qui s’amortissent au bout de quelques secondes. A partir du moment où le verre a été entamé, il faut donc agir avec célérité pour séparer les deux parties. Deux techniques sont envisageables.

La première consiste à déplacer la glace jusqu’à ce que le tracé coïncide avec le bord de la table, une partie se trouvant alors au-dessus du vide. On lui imprime alors une pression avec une main, l’autre étant fermement plaquée au support. La vitre cède facilement au niveau du tracé.

La seconde technique consiste à placer un tasseau sous la partie de la vitre à conserver et à exercer une pression avec les mains sur l’autre partie. Le verre doit encore une fois rompre d’un coup sec et sans problème au niveau de la ligne tracée par l’outil.

Découper du verre est d’autant plus facile que celui-ci est mince, la difficulté allant croissant avec l’épaisseur. L’obtention de bandes étroites est également problématique, la surface étant alors insuffisante pour céder aisément sous la pression de la main et cela même en appuyant de tout son corps. Pour ces raisons, il est souvent préférable de faire appel à un professionnel pour découper les bandes de verre qui serviront de ceinture de renfort.

Abattage des arêtes

Après avoir coupé les glaces aux dimensions requises, il faut procéder avant leur collage à l’abattage des arrêtes vives. Après une coupe franche, le bord des plaques est en effet particulièrement tranchant.

Une pierre à aiguiser, une pierre à céramique en  » Carborundum « , voire un simple papier abrasif fin à l’eau permettent d’éroder les champs en quelques aller-retour.

Cette opération concerne également la tranche des glaces. Le passage du doigt sur les arrêtes ainsi traitées permet de s’assurer de l’efficacité du travail. Un oubli ou un travail trop superficiel sera sanctionné par une blessure d’autant plus profonde que la glace est épaisse, donc plus lourde et plus difficile à manipuler.

L’abattage est une opération à réaliser avec délicatesse. Un geste trop brutal et la pierre dérape sur la plaque, engendrant une rayure parfois importante et irrémédiable.

Si les dimensions de l’aquarium sont conséquentes, l’épaisseur du verre et donc le poids des glaces est important. La manipulation est alors délicate et il est plus judicieux de faire appel à un miroitier qui effectuera lui-même la découpe et l’abattage des arrêtes, technique qualifiée par les professionnels de « joint grès ». Il faudra cependant lui préciser que le chanfrein ne doit pas être trop important.

Utiliser les services d’un spécialiste va bien sûr augmenter le coût de revient de l’aquarium. Il est cependant préférable de faire appel à un miroitier bien outillé plutôt que de risquer blessures et bris de verre.

Abaques permettant de déterminer l’épaisseur nécessaire pour le verre

Les tableaux suivants donnent l’épaisseur des glaces en fonction de leur longueur et de leur hauteur.

Ces valeurs ont été déterminées avec un coefficient de sécurité de 3,5. Cela signifie que le verre ne se rompra en théorie que si la hauteur d’eau est trois fois et demi supérieure.

Ne descendez en aucun cas sous les valeurs citées. Les épaisseurs de verre indiquées ne correspondent pas toujours aux dimensions proposées dans le commerce. Arrondissez dans ce cas à la valeur supérieure la plus proche.

Exemple : pour 9,5 mm, arrondir à 10 mm.

Pour encore plus de sécurité appliquez un coefficient égal à 6, ce qui revient à multiplier par 1,3 l’épaisseur obtenue avec les tableaux.

Exemple : pour un bac d’une longueur de 100 cm et d’une hauteur de 70 cm, on obtient une épaisseur de 12 mm pour un coefficient de sécurité de 3,5 et épaisseur de 15,6 mm (12 x 1,3) pour un coefficient de sécurité de 6.

Un coefficient élevé réduit les déformations dues à la pression et donc les risques de rupture, mais il augmente le poids des vitres et leur coût.

Assemblage des glaces

Choix de la colle

Le choix de la colle est primordial et seules celles destinées explicitement à un usage aquariophile conviennent.

Ce sont des élastomères de silicones polymérisant à température ambiante sans addition de catalyseur. Ils ont la particularité de rester souples en vieillissant, ce qui en fait un instrument idéal dans le collage du verre pour aquarium.

Quelques marques ont la faveur des aquariophiles. La colle translucide aux silicones Perrenator V23-1 a fait ses preuves durant de nombreuses années tant au niveau amateurs qu’à celui des très grands professionnels.

Elle est conditionnée dans un tube en plastique se logeant dans un pistolet à colle standard et à l’embout délivrant un boudin de quelques millimètres à un centimètre, voire plus, de diamètre.

Mondialisation oblige, la vieille cartouche blanche ancrée dans les mémoires est remplacée par un nouvel emballage et un nouveau nom. Ce sont des couleurs argentées et turquoises ainsi que le numéro 788 qui identifient cette colle commercialisée par la société Dow Corning, le contenant restant le même.

Ne pas utiliser un produit spécialement conçu pour les aquariums peut entraîner bien des déboires. Combien de bacs se sont-ils ouverts après quelques années voire semaines, parce que la colle avait mal vieilli au contact de l’eau ou n’avait pas pu retenir les glaces qui ont alors lentement glissé l’une sur l’autre sous l’effet de la pression.

L’emploi d’un matériau contenant un anti-fongique ou tout autre additif est à proscrire. Outre le fait que ce produit n’est certainement pas prévu pour coller les aquariums, les substances ajoutées risquent d’empoisonner les habitants du bac.

Les colles colorées, qu’elles soient blanches ou noires, sont également à bannir, leur bon vieillissement n’est pas garanti.

Encollage

L’encollage à proprement parler consiste à déposer un boudin de colle le long des parties devant être jointes.

Il faut tout d’abord déposer un boudin de colle le plus régulier possible autour du périmètre de la glace du fond. Ce joint aura une épaisseur de 1 cm pour des vitres de 10 mm.

L’opération est répétée avec les plaques avant et arrière, en veillant à ne pas enduire de colle l’arête supérieure puisque seuls trois des quatre cotés de ces glaces seront collés. Les glaces latérales ne seront pas encollées, les joints des autres plaques étant suffisants.

etape2 EncollageSi une séparation isolant un compartiment de filtration est prévue, elle doit être installée avant les glaces latérales pour faciliter le reste des opérations.

Cette cloison devra préalablement avoir été percée de plusieurs trous, à 10 centimètres de la base et au sommet, pour permettre l’aspiration et le rejet de l’eau.L’étape suivante est réalisée avec rapidité mais sans précipitation.

La glace arrière est soulevée et posée sur celle du fond. L’aide d’une tierce personne chargée de la maintenir durant les opérations suivantes est la bienvenue. A défaut, une chaise servant de cale et empêchant la plaque de glisser fera l’affaire.

Une première glace latérale est ensuite apposée sur la glace du fond et appuyée contre la vitre arrière. Une colle de bonne qualité maintient sans problème les deux glaces l’une contre l’autre même dans si les conditions semblent précaires.

La seconde glace latérale est à son tour installée, puis la face avant est déposée sur la plaque du fond tout en s’adossant contre les deux plaques latérales.

etape3 EncollageSi les plaques de verre ne sont pas trop lourdes, il est préférable de les manipuler seul, car la maîtrise des gestes est primordiale. Dans le cas contraire, une bonne coordination des mouvements est nécessaire.

etape4 EncollagePour que les glaces une fois installées restent solidaires durant le séchage, il faut les maintenir à l’aide d’un ruban adhésif reliant chaque face à celle qui lui est perpendiculaire, celle du fond, étant fortement compressée par les autres sous l’action de la pesanteur.

Il ne faut pas tenter d’exercer une plus forte pression, car le matelas de colle s’étendrait alors sur la surface des glaces, ce qui diminuerait son épaisseur.

etape5 Encollage

Quand toutes les glaces sont mises en place, les boudins de colle qui ont été écrasés sous leur poids vont déborder. Il est préférable d’enlever le surplus, par soucis esthétique et pour parfaire l’étanchéité en chassant les éventuelles bulles d’air.

Il suffit pour cela de passer le pouce le long des parois, pour aplatir le boudin et lui donner une forme chanfreinée concave épousant régulièrement et parfaitement les surface de verre. La colle ainsi plaquée contre les deux plaques de verre renforce l’étanchéité. L’arrondi des angles est également primordial. Le surplus est retiré immédiatement avant séchage.

Pour donner à l’aquarium l’aspect d’un bac conçu par un professionnel, il est possible d’apposer préalablement sur chaque face destinée à être encollée, un ruban adhésif. Celui-ci sera placé parallèlement au joint, à une distance des bords supérieure de 5 mm à l’épaisseur de la vitre.

Une fois la colle déposée, le surplus s’étalera sur le ruban adhésif et non sur le verre. Après avoir lissé le joint avec le doigt, il suffira alors de retirer cet adhésif pour avoir un boudin aux bords parfaitement rectilignes. Cette opération doit être effectuée immédiatement après que le lissage de tous les joints de colle aura été terminé, et non après séchage.

Bien qu’il ne soit pas conseillé de bouger les glaces, il est encore temps de corriger les défauts d’équerrage en réajustant les plaques par de petits mouvements. Ce geste doit être délicat et précis.

Le mouvement de cisaillement provoqué par une action brutale entraîne la perte d’un important volume de colle par endroit, laquelle est remplacée immédiatement et irrémédiablement par des bulles d’air.

Si le collage a été bien fait, ce phénomène isolé porte heureusement rarement à conséquence mais il nuit à l’esthétique de l’ensemble. Après cette opération, il convient de lisser à nouveau le boudin de colle.

Les bavures extérieures seront pour leur part facilement supprimées après séchage, à l’aide d’une lame de rasoir.

Pose des renforts

Lorsque le travail est achevé, il ne faut pas manipuler l’aquarium durant 2 à 3 heures. Le séchage de la colle, ou polymérisation, est rapide et s’effectue en 24 à 48 heures, selon la température et l’hygrométrie de la pièce.

Il faut pouvoir patienter une semaine avant de mettre l’aquarium en eau. Si de petites bulles se forment durant cette phase cela n’a rien d’alarmant, car la solidité et l’imperméabilité du collage n’en sont pas affectées.

Après un jour ou deux, les vitres sont parfaitement solidaires. Il est alors temps de placer les renforts qui vont empêcher les glaces de se cintrer dans leur partie supérieure sous l’effet de la pression de l’eau.

Là encore les opérations préliminaires sont indispensables. Pour éviter de casser la cuve si l’un des renforts venait à chuter au moment du collage, il est préférable de placer une vieille couverture ou tout autre objet pouvant servir d’amortisseur au fond de l’aquarium. La colle est déposée sur les vitres de l’aquarium, à l’emplacement des renforts. La bande de verre est ensuite posée sur le joint.

Si l’aquarium comporte une ceinture de renfort basse, elle sera par contre posée juste après le collage des vitres lorsque l’assemblage est encore frais, pour éviter d’être gêné par la colle sèche.

Attention toutefois : il faut presser fortement la plaque au risque de faire bouger l’assemblage qui est encore mobile. L’aide d’une tierce personne est nécessaire, pour exercer une pression contraire à l’extérieur de la vitre.

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